84. L’oecuménisme de l’église catholique romaine : qu’en disent les évangéliques italiens ?

29 Juillet 2014

Dire de l’événement qu’il est « historique » serait sûrement une exagération. Cependant, ce qui est arrivé le 19 juin est un fait marquant des 150 dernières années de l’évangélisme italien. Pour la toute première fois, près de 100 % des églises italiennes et associations évangéliques (85 % des 500 000 protestants italiens) ont signé une déclaration commune qui renforce l’engagement évangélique envers la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Cette déclaration fournit des standards bibliques pour évaluer la pression œcuménique montante provenant de l’église catholique romaine pour étendre son universalité aux dépens de la vérité biblique. Jamais auparavant les évangéliques italiens n’ont atteint un tel consensus et parlé d’une seule voix sur un sujet aussi crucial. Les églises et associations signataires de cette déclaration représentent presque la totalité des évangéliques qui ont une théologie protestante conservatrice et un fort engagement évangélique.

Un rapport important

L’Italie est un endroit unique. La cité du Vatican est ‘dans’ l’Italie, exerçant une large influence. Pendant des siècles, l’église catholique romaine a été une force religieuse, culturelle et politique majeure. Les minorités religieuses ont été persécutées. La réforme italienne a donné à l’église au sens large quelques hommes importants aux XVI e et XVII e siècles (comme Pierre Martyr Vermigli, Jérome Zanchi et Francis Turrettin) mais a été empêchée de prendre racine dans le pays. Encore aujourd’hui, la situation est déséquilibrée. L’église catholique romaine a d’énormes privilèges tandis que les autres groupes religieux sont discriminés. Les évangéliques italiens ont beaucoup de raisons d’être aigri. Cependant, ce n’est pas le but de cette déclaration. Avec ce document, nous envoyons le message que leur évaluation n’est pas le résultat d’une frustration historique. Nous voulons évaluer le catholicisme romain selon les principes bibliques. Les évangéliques italiens sont de plus en plus interloqués par la façon dont globalement ils communiquent avec l’église catholique romaine et avec le pape Francois en particulier. Certaines analyses sont basées sur des impressions personnelles ou sur le langage en apparence évangélique du pape ou sur quelques informations tronquées qui manquent de prendre en compte toute la complexité du catholicisme romain. Il y a beaucoup de naïveté et de superficialité. L’ensemble de la famille protestante a besoin d’entendre la voix de ses frères et sœurs italiens qui observent le catholicisme romain de l’intérieur et qui possèdent une longue expérience de sa force totale idéologique et symbolique.

‘Les évangéliques italiens et le catholicisme contemporain’

Voici le texte complet :

Après une table ronde initiée par l’Alliance Évangélique Italienne, la Fédération des Églises de Pentecôte, les Assemblées de Dieu en Italie, l’Église Apostolique et les Assemblées Pentecôtistes tenue à Aversa en Italie, le 19 juin 2014, au Collège Pentecôtiste des Sciences Religieuses sur le sujet « Catholicisme romain dans une perspective évangélique », les églises et associations mentionnées ci-dessus, alertées par les récentes ouvertures œcuméniques de groupes évangéliques nationaux, internationaux et des cercles Pentecôtistes à l’égard de l’église catholique romaine et de son pontife actuel, sans juger la foi des individus qui la composent, croient néanmoins qu’il est incompatible avec l’enseignement des Ecritures d’avoir une église qui opère en tant que médiateur du salut et qui présente d’autres figures médiatrices de grâce puisque la grâce de Dieu nous est accordée par la foi seule en Jésus-Christ seul (Ephésiens 2.8) et sans la coopération d’autres médiateurs (1 Timothée 2.5) Elles croient aussi qu’il est incompatible avec l’enseignement biblique d’avoir une église qui prend la liberté d’ajouter des dogmes (comme le dogme marial) à la foi délivrée une fois pour toutes aux saints (Jude 2, Apocalypse 22.18). Elles croient aussi qu’il est incompatible avec l’enseignement biblique d’avoir une église dont le cœur est un état politique qui est un système hérité d’une église « impériale » qui bénéficie de titres et de prérogatives. Les églises chrétiennes doivent s’abstenir d’imiter « le prince de ce monde » et suivre l’exemple de Jésus qui est venu pour servir et non pour être servi (Marc 10.42-45). De plus, elles croient aussi que ce qui semble être des similitudes avec la foi et la spiritualité évangéliques et certains secteurs de l’église catholique romaine ne sont pas en elles-mêmes des raisons de croire en un vrai changement. Toutes différences de positions théologiques et éthiques prises en compte, elles ne peuvent pas initier ou se faire l’avocat des initiatives œcuméniques avec l’église catholique romaine. Elles invitent tous les évangéliques aux niveaux nationaux et internationaux à exercer un discernement biblique sain (1 Jean 4.1) sans tomber dans le piège des initiatives unionistes qui sont contraires aux Écritures et, à la place, de renouveler leur engagement à communiquer l’Évangile de Jésus-Christ au monde entier (Matthieu 28.18-20).

Pourquoi la voie de la « diversité réconciliée » n’est pas la bonne

L’expression technique « diversité réconciliée » dans la théologie œcuménique a été utilisée pour la première fois par le théologien luthérien Oscar Cullmann. De plus en plus d’évangéliques pensent qu’il s’agit de la voie à suivre. Cela signifie simplement que vous êtes d’accord d’être en désaccord et que vous acceptez votre partenaire œcuménique tel qu’il est. Cependant, l’église catholique romaine n’est pas une simple dénomination. C’est une Église-Nation avec un monarque, une politique et une armée. Elle n’a jamais renoncé à aucun de ses dogmes non-bibliques du passé et possède tous les instruments en place pour exercer des pratiques « impériales ». Voulons-nous réellement dire que nous acceptons d’être différents en face d’une telle entité ? Il est vrai que les évangéliques devraient mettre en avant le fait qu’ils sont unis avec ceux qui croient en Christ seul pour leur salut, mais ils devraient encore considérer l’église catholique comme une institution qui a besoin de se réformer selon la Parole de Dieu. Il n’y a pas de « diversité réconciliée » avec le péché et la rébellion et avec des « raisonnements et tout obstacle qui s’élève avec orgueil contre la connaissance de Dieu » (2 Corinthiens 10.5). Bien au contraire ! Si les évangéliques appliquent l’approche de la « diversité réconciliée » avec l’église catholique romaine comme elle se présente aujourd’hui, ils cesseront d’être une voix prophétique selon l’Évangile et ils deviendront une partie de la cacophonie religieuse contemporaine. La Bible avertit le peuple de Dieu des alliances conclues avec un « roseau cassé qui pénètre et transperce la main de celui qui s’appuie dessus! » (2 Rois 18.21). D’un point de vue biblique, la « diversité réconciliée » se trompe grossièrement en ce qui concerne la nature de l’église catholique romaine et néglige la tâche de maintenir l’unité dans la vérité et l’amour bibliques.

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84. Ecumenismo Católico Romano: Dejad hablar a los evangélicos italianos

2 de Agosto de 2014

Definirlo como “histórico” puede ser una exageración. Sin embargo, lo sucedido el día 19 de Julio es un hito en 150 años de evangelicalismo italiano. Por primera vez en su historia, cerca del cien por cien de las iglesias y los organismos evangélicos (85 por ciento de los 500.000 protestantes italianos) firmaron una declaración común reforzando su compromiso evangélico al Evangelio de Jesucristo. Esta confesión establece las normas bíblicas para evaluar la presión ecuménica del montaje procedente de la Iglesia Católica para extender su catolicidad a expensas de la verdad bíblica.

Los evangélicos italianos no habían alcanzado nunca un consenso tan amplio ni habían hablado con una sola voz en un tema tan fundamental. Las iglesias y los organismos que han aprobado esta declaración representan la casi totalidad de los evangélicos que tienen una teología protestante conservadora y un enérgico compromiso evangelístico.

NO ES UN INFORME DE MINORÍAS
Italia es un lugar único. La Ciudad del Vaticano está “en” Italia, ejerciendo su extensa influencia. La Iglesia Católico Romana ha sido una fuerza política, cultural y religiosa importante durante siglos. Las minorías religiosas han sido perseguidas mucho tiempo. La Reforma italiana dio a la iglesia en general algunos hombres excelentes en los siglos XVI y XVII (incluyendo a Peter Martyr Vermigli, Jerome Zanchi y Francis Turretini) pero se le impidió que arraigara en el país. Todavía hoy la situación es desequilibrada con la Iglesia Católico Romana que tiene enormes privilegios, mientras otros grupos religiosos son discriminados. Los italianos evangélicos tienen muchas razones para estar resentidos. No obstante, no es éste el tema de la nueva declaración. Con este documento lo que desean es enviar el mensaje de que su valoración no es el resultado de una frustración histórica. Desean mirar al catolicismo romano de acuerdo con los principios bíblicos. No es el informe de una minoría. Quiere ser una verdadera exposición bíblica.

Los evangélicos italianos están cada vez más perplejos por la forma en que los evangélicos, globalmente, o se refieren a la Iglesia Católico Romana y al Papa Francisco en particular. Algunos análisis están basados en impresiones personales, en el lenguaje aparentemente evangélico del papa o en los truncados pedacitos de información que no alcanzan a dar cuenta de la complejidad del catolicismo romano. Hay mucho de ingenuidad y superficialidad. La vasta familia protestante evangélica necesita oír la voz de sus compañeros y a la vez hermanos y hermanas italianos quienes miran al catolicismo romano desde dentro y con una larga experiencia en el trato con su fuerza ideológica y simbólica completa.

LOS EVANGÉLICOS ITALIANOS Y EL CATOLICISMO CONTEMPORÁNEO
Reproducción del texto completo:

 Tras la mesa redonda patrocinada por la Alianza Evangélica Italiana, la Federación de Iglesias Pentecostales, las Asambleas de Dios en Italia, la Iglesia Apostólica y las Congregaciones Pentecostales, celebrada el 19 de julio de 2014 en Aversa, en la Facultad Pentecostal de Ciencias de la Religión, sobre “el catolicismo contemporáneo en perspectiva evangélica” las organizaciones e iglesias mencionadas antes, alertadas por las recientes aperturas ecuménicas de círculos pentecostales y evangélicos nacionales e internacionales con respecto a la Iglesia Católico Romana y su actual Pontífice, sin juzgar la fe de los creyentes, consideran, en todo caso, que es incompatible con la enseñanza de las Escrituras una iglesia que opera como mediadora de la salvación y que presenta otras figuras como mediadoras de la gracia cuando en realidad la gracia de Dios nos viene sólo por la fe en Jesucristo (Efesios 2:8) y sin la intervención de otros mediadores (1 Timoteo 2:5).

 También consideran que es incompatible con la enseñanza bíblica una iglesia que se toma la libertad de añadir dogmas (como por ejemplo el de María) a la fe dada una vez y para siempre a los santos (Judas 3; Apocalipsis 22:18).

 Asimismo consideran que es incompatible con la enseñanza de las Escrituras una iglesia cuyo corazón es un estado político, legado de una iglesia “imperial” de la que ha heredado títulos y prerrogativas. Las iglesias cristianas deben abstenerse de imitar a “los príncipes de este mundo” y seguir el ejemplo de Jesús que vino a servir y no a ser servido (Marcos 10:42:45).

 Al mismo tiempo piensan que las aparentes similitudes con la fe y la espiritualidad evangélicas de algunos sectores del catolicismo romano no son en sí mismas razones para tener esperanza en un verdadero cambio.

 Con todas las diferencias teológicas y éticas permanentes consideradas, creen que no pueden iniciar ni recomendar iniciativas ecuménicas con relación a la Iglesia Católico Romana.

 Por tanto, invitan a todos los evangélicos tanto a nivel nacional como internacional a practicar un discernimiento bíblico sano (1 Juan 4:1) sin caer en iniciativas de unidad que son contrarias a las Escrituras y renovar su compromiso de llevar el Evangelio de Jesucristo a todo el mundo (Mateo 28:18-20).

POR QUÉ LA ‘DIVERSIDAD RECONCILIADA’ NO ES EL CAMINO A SEGUIR
La “Diversidad reconciliada” es una expresión técnica utilizada por primera vez en teología ecuménica por el teólogo luterano del siglo XX Oscar Cullmann. Cada vez más evangélicos creen que este es el camino a seguir. Básicamente significa que uno se compromete a estar en desacuerdo y aceptar al compañero ecuménico como es.

Sin embargo, la Iglesia Católico Romana no es una simple denominación. Es una iglesia-estado, con un monarca, reivindicaciones políticas y un ejército. Nunca ha renunciado a ningún dogma antibíblico del pasado y tiene todo el dispositivo listo para ejercer prácticas “imperiales”. ¿Realmente queremos decir que aceptamos ser diferentes con tal entidad? Si bien es verdad que los evangélicos deben apuntar al hecho de que estamos unidos a los que confían en Cristo sólo para su salvación, aún deben considerar a la iglesia católica como una institución que necesita una reforma radical de acuerdo con la Palabra de Dios. No hay “diversidad reconciliada” con el pecado y la rebelión y con “las acusaciones y toda altanería que pretenda impedir que se conozca a Dios” (2 Corintios 10:5). ¡Más bien lo contrario!

Si los evangélicos aplican la “diversidad reconciliada” a la Iglesia Católico Romana tal como está, dejarán de ser una voz profética según el evangelio, y se convertirán en parte de la actual cacofonía religiosa. La Biblia advierte al pueblo de Dios que se abstenga de hacer alianzas con “una caña astillada, que si uno se apoya en ella, se le clava y le atraviesa la mano” (2 Reyes 18:21). Bíblicamente hablando, la “diversidad reconciliada” malinterpreta gravemente la naturaleza de la Iglesia Católico Romana y deja de ser fiel a la labor de sustentar la unidad en la verdad y el amor bíblicos.

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